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L’Afrique chaude et lumineuse
Le Sénégal en quelques mots…

C’est le pays des cultivateurs coiffés de grands vans débordant d’épis de sorgho brun aux reflets flamboyants .

C’est le pays des jeunes femmes coquettement drapées, toutes couronnées de fleurs, la cruche vide, perchée sur la tête, qui rejoignent leurs compagnes sur la place du village. Chacune apporte des nouvelles d’ici ou d’ailleurs, dans le rire et la bonne humeur.

C’est le pays des enfants derniers- nés, liés corps à corps sur le dos de leur mère, qui rythment leurs vocalises à la cadence des hanches qui les promènent.

C’est le pays où les enfants surgissent de partout, des champs de sorgho, des allées où l’on cueille la mangue sauvage.

C’est le pays où les enfants écoutent les sages paroles et les merveilleuses histoires de leurs grand-mère, sagement accroupis sous le manguier.

C’est le pays des regards longs et profonds qui nous envoûtent comme une petit fumée qui monte tranquillement.

C’est le pays où le temps ne compte pas. Nul besoin de s’agiter à longueur de journée pour avoir l’impression d’être acteur sur la scène de la vie. La vie, c’est eux qui la font, ils en choisissent le rythme et le tempo au gré du vent.

C’est le pays où le lendemain n’a pas d’importance, chaque jour est une nouvelle création sur fond de couleurs chatoyantes. On l’accepte comme une offrande, heublement.

C’est le pays où les hommes sont libérés du désir inconscient d’agir que dans l’espoir d’être payé de retour. Chacun agit pour le bien être de l’autre sans se poser de questions.

C’est le pays où la nature est régie par des âmes ou des esprits.

C’est le pays où « chaque vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ».

C’est un pays où la sagesse des ancêtres empêche les hommes et les femmes de se perdre dans un monde profane.

C’est un pays où n’est rien sans l’autre.

« L’homme naît, grandit, évolue, se réalise seulement au sein d’un ensemble qui l’enrichit, et qu’il doit enrichir aussi.
Hors de cette idée, hors de cette logique, il n’est pas d’homme. » Seydou Badian Kouyaté.


Virginie Bonneau